Cécile Seraud - Psykhé
Psykhé-déclic
« S’il vous plaît, dessine-moi une chanson ! »
C’est à peu près comme ça que ça s’est passé. Comme ça que l’amie de Cécile Seraud lui a demandé une composition pour évoquer la mémoire de son mari disparu tragiquement et prématurément.
Sauf que son vœu a été exaucé au-delà de ses espérances, car Cécile n’a pas composé un seul morceau… mais tout un album !
L’amie en question savait à qui elle s’adressait : Cécile Seraud est musicienne depuis son plus jeune âge. Elle a commencé par une formation en conservatoire de 5 à 17 ans en guitare classique, qu’elle a ensuite laissé tomber (sans la casser). Son rêve demeurait de s’acheter un piano, ce qu’elle fit une fois sa maison construite à Lorient. Elle eut alors un véritable coup de foudre pour l’instrument.
D’où 3 albums de piano magnifique, dont celui-ci, Psykhé – l’âme, en grec –, réalisé en s’imprégnant de la personnalité du monsieur et de la vie de son couple… Mais avec pudeur. Travail d’équilibriste. L’équilibre est atteint. L’objectif aussi.
En résulte un disque axé sur le piano, très épuré, pour ne pas dire dépouillé : on y entend même le bruit des touches enfoncées parfois. Laissons-le résonner.
S’y ajoute juste une trompette ("Le papillon de nuit").
L’album est globalement instrumental, mais on y entend quand même quelques voix, qui apportent un supplément d’humanité et de profondeur. Une voix d’homme et une voix de femme, comme pour symboliser le couple restant vivant bien que la mort l’ait séparé. Pour l’homme à la voix très grave, la compositrice aurait voulu Nick Cave (!), ce sera Michel le Faou. Pour la femme, ce sera la jeune Erelle Le Bars, laquelle vient par ailleurs de sortir son 1er album (Pluies).
La conception graphique est assurée par Alice Hameau, à qui on doit déjà celle de Zaho de Sagazan, l’énigmatique couverture provenant du photographe Yamamoto Masao.
Trouvant leur source dans la violence et l’injustice de l’évènement, les arpèges suivent presque mécaniquement leur cheminement vers l’apaisement ("Barcelone mon amour"), faisant écho au plus profond de nous, quel que soit notre vécu. Cette œuvre classique en promet de belles autres à venir. S’il vous plaît, Cécile, dessine-moi la suite !
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L’album est très court, à peine plus d’une demi-heure, mais si l’on considère qu’il n’aurait dû être qu’un seul morceau, on remet les choses en perspective.
En 2:17 seulement, le morceau qui ouvre ("Orphée") donne le ton, tout en différant du reste par son ambiance sourde d’outre-tombe, avec cette voix monocorde trafiquée en anglais. Que l’on retrouvera un peu plus loin (fin de "Two hearts in New Zealand") pour juste un ‘go’, correspondant à la décision de laisser partir l’être qu’on a tant aimé.
À la manière de la bande originale d’un film, les morceaux instrumentaux reprennent spontanément le thème des morceaux chantés – à moins que ce ne soit le contraire –, créant une continuité, celle de l’âme qui se faufile. -
Hurt
I love your smile
Flying soul -
Wake up
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La phrase
« Tu dis que la vie c’est mieux à deux » ("I love your smile")
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…Et maintenant, écoutez !
- cecileseraud.bandcamp.com/album/psykh (11 Visites)
- www.deezer.com/fr/album/861480342 (8 Visites)
- open.spotify.com/intl-fr/album/0aPtTz6H7kTCiWyAmjEiR1 (10 Visites)
- www.youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_nJaV37Uw1C4d9QpPUmzKFnsP1FYJ867Ng (8 Visites)
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TagsYamamoto Masao | Alice Hameau | arpèges | couple | Erelle | Michel le Faou | deuil | classique | piano
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Créé le29 septembre 2026


