City of Exiles - Sleeper hunter
Un bon chasseur
Cher Guillaume,
Quand j'ai écouté ce nouveau disque, le 3e en 4 ans, de City of Exiles, le groupe dont tu es le chanteur, l'instigateur, l'auteur-compositeur, bref en un mot le leader, j'ai d'abord retrouvé le son et le style qui m'avaient plu dans l'album précédent. Pour autant, je dois t'avouer que je n'étais pas emballé plus que ça. Je ne détectais pas de fulgurance, d'accroche, d'élément remarquable sur lequel mon oreille aurait pu rester scotchée.
Et pourtant… Tu m'as eu, encore une fois. Après plusieurs écoutes, j'ai fini par être complètement dedans.
À nouveau, le tempo est modéré dans l'ensemble. Ce qui ne veut pas dire tranquille ou paisible, car on sent bien des angoisses sous-jacentes, une fièvre latente. Et même quand tu composes une ballade… tu trouves encore le moyen de l'appeler "Dying is ecstasy".
Modéré, mais parsemé de morceaux punchy ("Divine", "Two faced woman", "Night fields"). Ce sont ceux-là qui m'ont donné envie de réécouter l'album puis, par ricochet, d'aborder et d'apprécier aussi les autres.
Comme le confortable "Innermost door", sur un texte de Leonard Cohen. Tu as aussi inclus 3 autres "demi-reprises", en allant piocher des textes dans la poésie anglo-saxonne, avec une préférence pour les Emily (Dickinson, Brontë).
Un autre Léonard, Titus, signe une nouvelle fois la pochette, sur une image du chanteur Arman Méliès, qui me rappelle furieusement Faith de Cure. En moins flou c'est vrai, mais on reste dans le gris. Ce qui vaut également pour ta musique, naturellement.
Et tiens, en parlant de Léonard Titus, tu as sûrement vu qu'il avait sorti un EP (Balboa Island), sous le nom de Blacknight***. L'as-tu écouté ? Il semble qu'il y ait une espèce de sortilège qui veut que tous ceux qui approchent le groupe Animal Triste finissent par enregistrer un bon disque !
Te ferais-je affront, cher Guillaume, en affirmant que tu n'es pas un exceptionnel chanteur ? Non, mais il faut reconnaître que tu as su intelligemment trouver un créneau, trouver comment placer ta voix, dans un épatant équilibre avec les instruments. Plus dans les graves que dans les aigus. Plus en retenue qu'en coup de gueule. Les coups de gueule, c'est la guitare électrique affolante et sous tension de Fabien Senay qui s'en charge.
Il est temps de terminer cette lettre. J'espère avoir l'occasion de te voir en concert. D'ici là, je te souhaite plein de bonheur avec City of Exiles, de nouvelles chansons et un public attentif et grandissant, dont je continuerai vraisemblablement à faire partie.
Amicalement,
Hervé
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On enchaîne une chanson trop courte ("Two faced woman") avec une trop longue ("Dearie", une demi-minute de rengaine de trop).
La dynamique de "Divine", avec son balancement sur 2 accords, est très bonne et d'une durée qui lui sied (2:44).
Outre ces 2 chansons courtes, on en trouve encore 3 autres autour de 2 minutes 30. Comme il n'y a pas véritablement de chansons longues ("Innermost door" culmine à 4:33), on se retrouve avec un album court : total 33:33. Et peut-être 33 centièmes, je n'ai pas vérifié. -
Divine
Sullen girl
Innermost door -
Dandelion
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La phrase
« I’m too tired now to fight anymore » ("Innermost door")
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…Et maintenant, écoutez !
- cityofexiles.bandcamp.com/album/sleeper-hunter (350 Visites)
- www.deezer.com/fr/album/571223861 (311 Visites)
- open.spotify.com/intl-fr/album/5GZi8JzH4zdg9AsyUuC8Kl (219 Visites)
- www.youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_lHXh5LjlFG3ecBtkH9IY-34N8AV5Q94Gs (211 Visites)
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Créé le10 juillet 2024
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