Tomora - Come closer
Tomora bien qui tomora le dernier
L’équation est simple. Tomora = Tom + Aurora.
Et ce n’est pas une équation à 2 inconnues, puisqu’il s’agit de 2 artistes connus : Tom Rowlands, moitié des Chemical Brothers, fleuron de la musique électronique anglaise depuis les années 90, et Aurora, norvégienne, l’une des nouvelles reines de la pop internationale depuis une dizaine d’années, qui m’avait particulièrement séduit avec The gods we can touch.
L’inconnue, c’était ce que donnerait le résultat de cette alliance pour le moins surprenante. L’association des machines du premier et de la voix très aiguë qui tutoie les astres de la seconde se révèle très convaincante. "The thing" en constitue à mon avis la meilleure alchimie.
Quelques minutes suffisent à se rendre compte qu’on est bien là pour écraser la piste de danse, mais aussi que ça va souvent se balader dans l’exagération.
Avouons que c’est un projet un peu fou, délirant, pour ne pas dire désagréable parfois ("Ring the alarm", "In a minute"). Et pourtant on y cède. De la même manière qu’on apprend sur la langue le plaisir de l’amertume, chose impensable pour l’enfant qui n’aime que les goûts sucrés, beaucoup plus immédiats.
Quelquefois c’est même piquant comme de la moutarde, Tomora.
Les sons et idées inventives foisonnent. Juste un petit exemple : dans "I drink the light", par ailleurs repérable par son côté Björk, écoutez bien la voix en plus à gauche à 2:30.
Dans un registre très vaste, le chant de la trentenaire sait se faire tour à tour puissant ("Come closer"), hurlant ("Ring the alarm"), vaporeux ("My baby"), mélodieux et mystique ("Wavelengths"), élevé et psychédélique ("The thing"), ou même carrément masculin, technologie aidant ("A boy like you") – l’occasion de se rappeler qu’Agnes Obel nous avait déjà fait le coup.
Contrairement à ce qui est courant en électro, on trouvera ici un gros travail vocal. Aucune piste ne sera instrumentale. On parlera de séparation ("Side by side"), de deuil ("Somewhere else"), et on glissera une référence à Nina Simone ("My baby" (just cares for me)). Cependant, les paroles se feront rares et répétées, presque des slogans, se transformant parfois en pures sonorités jusqu’à duper l’auditeur. Ainsi, dans ses multiples pistes vocales, "Ring the alarm" s’entremêle avec « Bring me love » au point qu’on ne sait plus laquelle est laquelle !
Dans cette équation finalement on a bien plus qu’une addition, on a une multiplication.
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D’après moi, le principal défaut de cet album est qu’il est trop long.
C’est rare que je dise ça, alors qu’il y a tellement d’albums trop courts qui sortent.
Celui-ci aurait tout aussi bien pu s’achever après "Wavelengths". 9 pistes (41:34) qui s’enchaînent, sans interruption, à la manière d’un DJ set (à l’exception de l’excellent "Have you seen me dance alone?") S’arrêter après "Wavelengths" eût été cohérent et digeste. Mais... ça nous aurait privé de la chose ("The thing"), ce qui aurait été dommage.
Par essence ce genre de musique est répétitive. Très répétitive. Trop répétitive ? Quand passe-t-on du très au trop ? À chacun son curseur.
Toujours est-il qu’on guette les rebondissements, les variations, les petits sons et autres boucles qui viennent s’ajouter. Si l’on fait bien gaffe à tout ça c’est absolument réjouissant, dingue parfois, ce qui distingue (disdingue) cet album des productions techno lambda.
Mon conseil : ne l’écoutez pas d’une traite, coupez au moins en 2. -
Have you seen me dance alone?
The thing
A boy like you -
Side by side
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La phrase
« I wanted to taste the whole world from my palm » ("I drink the light")
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euxwww.tomora.com (13 Visites)
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…Et maintenant, écoutez !
- soundcloud.com/tomoraofficial/sets/come-closer-753649104 (14 Visites)
- www.deezer.com/fr/album/958349651 (15 Visites)
- open.spotify.com/intl-fr/album/5C40IE0VAEHNZJcpwUxoNY (14 Visites)
- www.youtube.com/playlist?list=PLbCg0uRGKFyAx9Qdu2DZLwZWIMUdekzmP (14 Visites)
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Créé le5 septembre 2026


