Mazingo - Hey you
Dingo de Mazingo
Est-ce qu'on aime une musique parce qu'elle est complètement, absolument nouvelle et ne ressemble à rien de connu ? Ou est-ce qu'on l'aime parce qu'elle ressemble à plein de choses qu'on connaît déjà, qu'elle en réalise une espèce de synthèse, créant par-là même, éventuellement, un style propre ? Ça dépend des cas. Mazingo se place d'emblée dans la 2e catégorie, indubitablement.
En effet, qu'est-ce qu'il peut bien y avoir de commun entre Dire Straits et Delgres ? Réponse : Mazingo. Où l'on passe avec bonheur de l'un ("Can't do right", "City never sleeps") à l'autre ("Funambule"), mais aussi – le plus souvent – au mélange des 2.
Entre les Stones et Willy DeVille ? Réponse : Mazingo. Le « well it's aaaaaalright » de "Can't do right" rappelle celui de "Jumping Jack flash", tandis que le côté latino-blues se ressent dans "The run".
Entre Springsteen et Dead Chic ? Réponse : Mazingo. Car la source de cette musique est surtout américaine : le chanteur-contrebassiste Andrew Mazingue est lui-même originaire de l'Ohio. Et quand sa voix gronde, on peut penser à Andy Balcon, chanteur de Dead Chic donc, dont on attend impatiemment le 1er album, en espérant qu'il ne décevra pas.
En termes de voix, notons qu'Andrew passe le micro à 2 reprises au guitariste Alexis, le temps de 2 titres en français qui amènent un peu de variation dans un album assez homogène.
Du côté des instruments, un banjo très présent, un harmonica frénétique ("Hey you"), un orgue démoniaque ("One poor teardrop"), une volée de guitare slide ("Six pieds sous terre") ou encore un solo de Stylophone ("Can't do right" à nouveau) constituent les points remarquables de ce 2e album du trio parisien.
Il fallait bien tout ça pour que synthèse devienne style propre.
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Pas grand-chose à dire dans cette rubrique pour une fois. L'album est plutôt bien calibré, ni trop long ni trop court, avec ses pistes centrées autour des 3 minutes et demie.
2 pistes restent en-dessous des 3 minutes ("One poor teardrop" et "Gone to stay"), ce qui les rend particulièrement percutantes.
4 pistes franchissent les 4 minutes, mais de peu. -
City never sleeps
One poor teardrop
Funambule -
Gone to stay
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La phrase
« J’attends le marchand qu’il vende son sable, pour ce sommeil d’or j’ai pas l’argent » ("Funambule")
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…Et maintenant, écoutez !
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Tagsbanjo | contrebasse | blues | Dead Chic | Bruce Springsteen | Willy DeVille | Rolling Stones | Delgres | Dire Straits | rock
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Créé le17 septembre 2024
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